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Bâtie, selon le mythe, par l'Architecte céleste, Angkor
Vat cristalise, au début du siècle, l'envoûtement et l'effroi
des Occidentaux face aux mondes inconnus.
Angkor vat est le chef-d'oeuvre de Suryarman II (1113-1150), souvent
comparé à Loui XIV pour l'éclat de son règne. Ce roi compétent
se rendit maître de toute l'Indochine méridionale. A cette époque,
le génie khmer atteint une perfection harmonieuse.
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Au Bayon , à l'ombre des
tours portant de gigantesques figures au sourire immuable, se
déroulent des scènes de la vie de jadis. Sur plusieurs niveaux,
le monde des dieux surmonte celui des rois et, au-dessous, celui
du peuple, des serviteurs qui cuisinent, des badauds regardant
un combat de coqs. La bataille navale contre les Chams et également
représentée.
Il serait fastidieux d'énumérer tous les monuments
angkoriens. En dehors des plus connus, comme le précieux Banteay
Srei de grès rose, dont les sculptures d' apsaras
et de jeunes guerriers sont d'une beauté incomparable, il faut
néanmoins mentionner : le Preah Palilay, dans les arbres.
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La
beauté des couchers de soleil sur le bassin du Srah Srang. |
Et
le Ta Prohm, témoignage
de l'état dans le quel se trouvaient les temples avant leur réfection,
avec des lianes et des arbres poussent sur ou entre les pierres.
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Édifié en gradins sur un tertre
artificiel symbolisant les sommets où se plaisent les dieux et
les monarques, le temple-montagne d'Angkor Vat est le chef-d'uvre
de l'architecture khmère (XIIe siècle).
Dans ce site immense, le plus grand parc archéologique du monde,
il fait bon se promener le long des allées, découvrir au détour
du chemin un temple, un mur ou une statue. On ne peut qu'espérer
la réouverture d'Angkor, non seulement aux visiteurs, mais surtout
aux experts qui y travaillèrent durant d'un demi-siècle, et sans
les efforts desquels, dans quelques lustres, Angkor risque de
retourner, une fois de plus à la forêt.
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